En corse , l'incorpo semble aussi logique pour eviter le déssechement du broyat . Un mince couche en + de mulch ou de BRF , une fois le sol chaud .
Le discours du gars du CIVAM était en gros :
"Ici, on a des sols qui tendent déjà naturellement vers un humus archaïque, à rotation trop longue. Si on rajoute du bois, on aura des blocages. En plus, on a des carences en calcium et en azote, une tendance à l'acidification. Le bois accentuera ces carences. Et puis les essences ici sont plutôt aromatiques, on manque de bois blanc. Donc tendance supplémentaire à l'acidification".
Pour moi, tout ça plaide plutôt pour une utilisation prudente, plutôt en surface, et pour commencer en arboriculture et jardins de particuliers, le temps d'avoir du recul. En se disant que le BRF sert avant tout de mulch, et qu'on se fout de savoir s'il lui faut 3 mois ou 3 ans pour réagir.
En maraîchage, il va falloir essayer le précompostage, voire un compostage partiel, et tester s'il faut des apports de calcium et d'azote ou pas. Et sans doute travailler sur les méthodes culturales adaptées...
Du boulot, en somme, loin de l'idée simpliste que le BRF ça marche dès qu'on l'épand.
La seule condition complètement négative , c'est le terrain noyé trop longtemps
Et aussi trop de calcium actif.
Ensuite, il y a des circonstances pas complètement négatives : sol très argileux, carences en calcium apparemment, et sans doute des conditions climatiques...
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Pour moi, le BRF peut marcher sur presque tous les types de sols et tous les types de terrain, à condition de trouver la méthode adaptée, et de sortir des dogmes du genre :
- Le BRF et rien d'autre. Non, il faudra peut-être apporter autre chose en complément.
- Incorporation au printemps de la première année. Non, pas forcément. Surtout pas sur certains sols.
- Pas de (pré)compost. Si, le précompost ou compost partiel peut s'avérer indispensable.
etc.