Le retour de la méthode Jean Pain

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Andre
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Le retour de la méthode Jean Pain

Messagepar Andre » ven. janv. 08, 2016 7:00 pm



Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

pierre1911
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Re: Le retour de la méthode Jean Pain

Messagepar pierre1911 » lun. janv. 11, 2016 10:16 am

Bonjour,

J'ai réalise un prototype de 20 tonnes et je suis en attente de faire deux nouveaux modèles de 80 tonnes.
Image
cliquez sur l'image pour avoir les articles sur le blog

Si vous avez des questions...

Bonne journée à vous

pierre1911

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Andre
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Re: Le retour de la méthode Jean Pain

Messagepar Andre » lun. janv. 11, 2016 3:11 pm

Très belle installation ! Bravo !

Merci pour le lien !
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Gribof
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Re: Le retour de la méthode Jean Pain

Messagepar Gribof » lun. janv. 11, 2016 9:06 pm

J'avais suivi de près les expérimentations des continuateurs de Jean Pain, dans le village de Saints en Puisaye (89); malheureusement, ces projets n'ont pas dépassé le stade de la démonstration: dès qu'une production régulière a été tentée, des problèmes sont advenus; la zone autour des tuyaux absorbeurs de calories se refroidissaient et le processus s'arrêtait.
J'ai moi-même utilisé avec succès ce procédé de fermentation à partir d'écorces de résineux broyés pour chauffer les racines de plants* en période hivernale, à l'extérieur (la différence étant qu'il n'y a dans ce cas que le prélèvement périphérique habituel, que ne modifie en rien l'implantation des végétaux).
Il faut savoir que dans une meule de broyat, le développement des bactéries thermogènes est conditionné (entre autres facteurs) par l'oxygène initial et qu'il est nécessaire, lorsque la température baisse, de remuer le tas pour renouveler la quantité d'oxygène disponible; on observe alors une remontée rapide de la température.
Je note que la réalisation décrite sur ce site s'éloigne quelque peu de la formule initiale de Jean Pain, par l'adjonction de couches de fumier de chèvres...
Le compost de broussailles est intéressant agronomiquement, mais reste très gourmand en eau (ce qui est paradoxal pour un usage visant à limiter l'arrosage en zone aride) et en manutentions diverses. Le BRF me semble plus efficient de ce point de vue, même si son approvisionnement est forcément plus limité.

*Les racines et les tiges des arbres ne poussent pas de façon synchrone et le système racinaire démarre dès que la température du sol atteint 10°.
"Les vérités consolantes doivent être démontrées deux fois" MERLEAU-PONTY

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Re: Le retour de la méthode Jean Pain

Messagepar erudìhen » sam. janv. 23, 2016 1:51 pm

L'article mentionne de l'aérothermie au compost. L'air d'un compost est chargé de spores de moisissures, il ne faut pas que ça soit injecté directement dans l'habitat.

Avec la petite serre utilisée, vu les dimensions, à la grosse louche pour chauffer 3 mois à 24°C par des minimas de -15°C en moyenne il faut environ 7 stères de bois ou 800 L de fioul (5 kWh pendant 2160 h, environ 10000 kWh).
Le compostage aérobie, ce qui le fait chauffer, c'est la décomposition aérobie du glucose par les Saccharomyces, par attaque des celluloses. Elle fournit 674 kcal/mole de glucose (1 mole gluc. = 180 g) environ. Cette énergie libérée s'accumule dans le tas, d'où l'échauffement, "mycothermie". Le bois c'est environ pour moitié des celluloses, les celluloses sont juste des glucoses bout à bout. 1 kg de bois c'est donc une réserve de 500 g de glucose, soit potentiellement 1800 kcal par respiration aérobie, soit 2 kWh par kilo de brf -c'est une approximation, il y a sûrement des abaques plus précis. C'est 2 fois moins d'énergie qu'en le brûlant (1 kg de plaquettes = 4 kWh), et seule une fraction est disponible instantanément. Donc le compostage de brf contient potentiellement 2000 kWh "mycothermiques" par tonne. Avec un tas de 20 tonnes, le compte y est pour largement pour passer toute la saison froide.
Le broyage de 20 tonnes nécessite 400 L de gasoil ou moins (en négligeant les énergies grises...). Donc le taux de retour énergétique est d'environ 10 ou plus, ce qui est correct.

Pour le chargement de brf en sac filet, s'inspirer des diables, porte-sac ou ouvre-sac de ce genre :
http://www.bagbutler.net/
http://www.bagsupplies.com/bag-loading-trays/
http://www.amazon.fr/TecTake-Diable-Cha ... B00AN0DW48
https://books.google.fr/books?id=O44MOB5oYjQC&pg=PA404
«J'ai perdu mon temps ; la seule chose importante dans la vie, c'est le jardinage».

pierre1911
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Re: Le retour de la méthode Jean Pain

Messagepar pierre1911 » jeu. juin 16, 2016 8:55 am

Image
Voici un article qui replace les différents éléments qui constituent la chaîne, dont le réacteur Jean PAIN, le potager, l'aquaponie, le lombricompostage et la lombriculture, les poules...
http://www.pierre1911.fr/2016/06/les-matieres-organiques-cle-de-voute-du.html

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Re: Le retour de la méthode Jean Pain

Messagepar erudìhen » mer. juil. 20, 2016 7:42 pm

Plus schématiquement, on a :

...m.o..........compost
......................
nutriments.......sol

L'allourdir un peu avec une dépense en carburant pour le broyage, c'est un bon indicateur. Rapporter cette même dépense par unité de carbone injectée (& 1 humus = 5C), pour les nutriments la rapporter par unité d'azote injectée. On prend un compost de brf+fumier mûr qui doit être à un C:N 12 pour 20 % m.s. (d'où 5 kg N/t et 60 kg C/t). C'est tout bête :

...m.o (broyage 200 kWh/t).............compost ~~dissip.therm.~~> 2000 kWh/t?
....................................................
nutriments (azote 40 kWh/kg)..............sol (carbone 3 kWh/kg)

Dès qu'on capte la chaleur du compost on peut considérer que le broyage économise de l'énergie au lieu d'en coûter, et par exemple l'unité d'azote économise de l'énergie au lieu d'en coûter.
Pour les bilans énergétiques, voir les livres de Soltner. Dans le bpv tome 2 & les grandes productions végétales, et ses références. Il apparait que les anciennes éditions en parlait aussi en introduction, à partir des travaux de Willie Hutter (Inra Toulouse).
Faut quand même voir que ce bilan rapide repose sur une consommation moyenne de 20 L/t broyée. L'équipe J. Pain donne des chiffres à 2 L/t pour son plus gros broyeur, là on est bien loin au-dessus d'un retour de 10.

Pour revenir sur la mise en sac du brf, on peut utiliser un petit trétau comme ouvre-sac et coincer les bords du sac avec des serre-joins.
L'utilisation de trémies : Une trémie à rampe improvisée (genre ça) ou bien à tubes (pour faire plusieurs sacs en même temps). L'idéal c'est sûrement une benne à déversement latéral par trappe (banana bucket) ou équivalent.
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