L'eau dans le BRF...

Les grandes questions sur le BRF, l'humus et sa composition, les polyphénols, les acides humiques ...

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L'eau dans le BRF...

Messagepar khumlee » Dim Mars 12, 2006 10:30 am

Message de Jardinier :

L’eau dans le BRF : quelques considérations personnelles.
Après 3 ans de jardinage avec la méthode Jean Pain (BRF semi-compostés pendant quelques mois avant épandage sur le sol, sans enfouissement) je me lance dans la technique du BRF à la canadienne, infiniment plus simple et à priori plus productif que la méthode Jean Pain. Outre la régénération du sol et l’alimentation des plantes qui à elles seules justifient amplement la mise en œuvre d’une telle méthode, je m’intéresse particulièrement au phénomène de l’eau. La région que j’habite (l’Aude) est soumise à l’action de vents parfois violents et desséchants comme le vent d’Autan appelé aussi vent Marin. Des techniciens agricoles m’ont certifié que le rendement d’une parcelle d’un hectare de blé d’un rendement habituel de 10 tonnes à l’hectare en conditions normales chutait de 5 tonnes après 5 jours de vent Marin, soit une tonne par jour… Evidemment, cela laisse rêveur sur la teneur en matières sèches de ces blés industriels… Mais ceci est un autre débat…

Je suis très étonné de ne voir aucune étude scientifique apparaître sur les écrits de l’université de Laval sur ce sujet de l’eau. A peine en est-il fait mention dans les cultures en milieu tropical où on nous dit que 50% d’eau a été économisée sans mention de quantité. Il est vrai que le Canada est un pays très arrosé, mais tout de même… Les problèmes d’eau deviennent un enjeu géostratégique mondial et, ne serait-ce qu’en France, prennent une dimension très préoccupante. Mais dans les milieux initiés du BRF depuis de nombreuses années (en Belgique par exemple) aucune étude sur le web également. Il est étonnant de constater que les seuls exemples concernant le BRF soient ceux des fermes canadiennes des débuts du BRF au Canada sous la houlette de Gilles Lemieux. Heureusement qu’en France, l’initiative de Jacky Dupety nous apporte des éléments vécus sur l’eau et l’arrosage en BRF. J’ai vécu l’expérience du jardin sans eau avec la méthode Jean Pain mais sans eau uniquement pendant la période de culture car pendant la préparation, c’est une autre affaire ! Outre qu’il faut copieusement imbiber le tas de compost BRF, il faut également le maintenir pendant quatre mois à une certaine hygrométrie afin que la maturation se fasse correctement. Ajouter à cela plusieurs manipulations du tas de compost et l’obligation de ne pas l’écraser lorsqu’il est en place dans le jardin et vous comprendrez qu’une telle méthode puisse être intéressante sur de petites superficies mais demande énormément de travail sur une plus grande. Par ailleurs, Jacky m’a convaincu dans sa démonstration que l’alimentation en eau des plantes ne peut se résumer à une simple couverture du sol par un paillis de BRF, composté ou non. Le rôle des aquaporines que notre ami m’a fait découvrir me semble déterminant. Ces protéines spécialisées qui permettent le transfert hydrique entre le milieu humique vivant et les racines des plantes est tout simplement miraculeux. Je n’ai pas encore eu le temps de creuser la question, mais le fait que les basidiomycètes soient précurseurs et initiateurs de la faune humique, bactéries comprises, en transformant le sol en humus forestier ne doit pas être étranger à la réussite des échanges hydriques par aquaporines interposées.

De la même façon que si nos plantes potagères, nos céréales et en fait tout le règne végétal à quelques exceptions se porte si bien sur un sol enrichi en BRF c’est essentiellement que depuis la naissance de l’agriculture l’Homme a sélectionné au fil des millénaires ses plantes sur des sols qu’il a arrachés à la forêt originelle. Pas étonnant si ces mêmes plantes, aujourd’hui, se satisfassent si bien d’un tel sol qui leur permet d’éliminer les maladies, les prédateurs, adventices comprises. Tous les engrais qui ont suivi, y compris les bio, ne sont que de pâles imitations du sol forestier des origines.

Concernant l’eau dans des cultures BRF, les éléments que j’ai collationnés à ce jour sont les suivants :
- A ce jour, l’expérience de Jacky qui a pu se passer totalement d’eau d’arrosage porte sur un épandage de 8 cm et un autre de 5 cm. Sans tenir compte des éléments climatiques, voire micro-climatiques, de sa région de culture (vents, hygrométrie souterraine, etc.. )
Pas encore d’expérience (sauf à me contredire) de résultats sur une saison entière avec 3 cm, voire 1 à 2 cm comme préconisé par les Canadiens et bien entendu sur un sol qui n’a pas encore été ensemencé préalablement pas des BRF.
- D’après ce que j’en ai lu, des épandages de 8 ou 5 cm de BRF au Canada n’ont pas déterminé de plus gros rendements mais pas de moindres non plus. Il y a eu parfois des problèmes avec une mauvaise répartition des BRF avec des machines qui les accumulaient lorsqu’elles viraient en bout de champ. Par contre, il est reconnu qu’une plus grosse quantité de BRF épandus détermine une plus grosse épaisseur de terre humique. Ceci n’est a priori pas négatif.
- Je me dis également qu’une plus grosse quantité de BRF épandue (5 à 8 cm) devrait déterminer une plus grande quantité de faune humique et donc une plus grande activité d’échanges hydriques entre le milieu vivant (basidiomycètes, bactéries, vers, insectes, etc.) et les plantes par le biais des aquaporines.
- Enfin, comme il est impossible d’enfouir totalement, avec les moyens dont je dispose, 8 cm de BRF, plus du fumier de cheval pour compenser la faim d’azote de la mise en place la première année, je dispose d’une quantité de BRF enfouis dans les dix premiers centimètres et, ce qui est loin d’être négligeable dans une région venteuse comme l’Aude, d’une quantité de BRF en surface qui font le tampon entre le milieu humique et le milieu atmosphérique.

J’ai fait mon cheval de bataille de cette approche de culture sans eau car je suis conscient que l’eau sera dans les siècles, voire les décennies et années à venir, l’enjeu de la vie organisée sur cette planète. Ce que je sais ou rien sur ce sujet, c’est pareil. Devant le peu d’élément dont je dispose, j’en suis réduit aux spéculations et à la mise en œuvre de celles-ci.

C’est aussi la raison pour laquelle je serai particulièrement heureux d’avoir des informations et des échanges avec toutes celles et tous ceux que l’eau dans nos cultures intéresse.
L’expérience que je mène actuellement se déroule sur un terrain de 550 mètres carrés et je vous en ferai part au fur et à mesure que j’avancerai dans mes expériences par photos et commentaires associés.
Toutes mes amitiés aux Brfnautes qui me liront dans le Monde entier.
Un jardinier de l’Aude (France).
N'attends rien de la vie, vie là !
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Messagepar yiriba » Lun Mars 13, 2006 10:16 am

Khumlee, Merci pour cette synthèse sur les travaux et témoignages sur les relations entre l'eau et le BRF. Pour completer cet état de l'art, je rajouterai les fait observés par Claude Bourguignon dans des vignobles du sud de l'Espagne, où les problème de sècheresse sont tels que l'Aude aparaîtrait certainement comme une forêt pluviale équatoriale en comparaison:
Sous mulch de BRF (je ne connais pas les doses), l'humidité était à 50 cm sous la surface après je crois plus d'un an sans pluie! Alors que sans ce mulch, l'humidité était à 1,5m, ce qui compromet sérieusement les chances de survie de la vigne.
A ma connaissance ces travaux n'ont pas encore été publié, j'avais contacté Mr Bourguignon cet été et il ne m'a rien appris de plus, peut être que maintenant il y a moyen d'avoir plus d'info en le contactant...
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Messagepar khumlee » Lun Mars 13, 2006 10:48 am

Bonjour Yiriba,
Je tien à préciser que cet essai n'est pas de moi mais d'un de nos membres du Forum qui se nomme "Le Jardinier".
N'attends rien de la vie, vie là !
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le brf .........un régulateur d'humidité

Messagepar germ » Lun Mars 13, 2006 11:49 am

texte de Jacques Hébert des Jardins Vivaces

le brf ...un régulateur d'humidité

Plus besoin d'irriguer. le sol a un facteur de rétention d'eau incroyable.Ce sol devient comme une éponge par temps de pluie . Cette forme de gestion des sols joue un rôle de régulateur hydrique dans le sol.La plante, et cet écosystème sol ,n'ont plus à attendre l'eau libre ,soit qu'il pleuve naturellement ou qu'on irrigue,ce qui favorise les racines de surface ,et quand cette eau libre vient à manquer, les plantes sont dépourvues et se retrouvent dans la misère , en carence d'eau.Dans notre forme de gestion,l'eau se retrouve en permanence en suspension dans ce sol léger et actif dans ses cycles. Cette régie de l'eau est indissociable avec la régie des sols et tout ce qui l'entoure.Toutes ces composantes sont inter-reliées .
Ainsi le printemps 2005 a été très pluvieuxpendant 6-8 semaines.En plus de l'eau provenant de la fonte des neiges que le sol doit absorber , ajoutée à toute cette pluie printanière , on a toujours marché au sec dans les allées du jardin .Le sol absorbait et retenait l'eau ainsi .Suite à celà , l'été 2005 a été sec ,plus de 6 semaines sans pluie ,avec des chaleurs atteingnant 38 degrés à l'ombre , et les plantes out continué sans perturbation et , bien entendu, sans irrigation. A l'été 2001 on a eu plus de 9 semaines sans pluie et je n'ai pas irrigué . Comme me disent aussi bien mes clients , on plante alors nos doigts dans la terre et c'est encore humide .
Normalement , en compost en tas ,par la méthode coventionnelle , vous avez toujours du lexivia , de l'eau , provenant du compost , qui ruisselle par la base . Ici je n'ai jamais aucun lexivia venant de mes composts . L'eau est absorbée dans le tas de façon quasi uniforme comme ...une éponge ...vivante .
Ces méthode culturales ont certainement des propriétés de purification de l'eau .

avec le brf : pas d'érosion
Cette gestion naturelle des sols et de l'eau élimine les problèmes d'érosion . J'ai entendu de nombreux cas , lors de pluies diluviennes , où mon terreau , fraichement installé , sans plantation , avec ce mulch en couverture , a bien tenu sur des pentes allant jusqu'à 45 degré , alors que tout à côté, la terre sans compost et mulch de BRF-Feuillus a été
simplement emportée par l'érosion . Normalement une plate bande ainsi fraichement montée aurait dû être à son stade le plus vulnérable et le sol a une bonne rétention .Le sol améliorera encore plus cette qualité en prenant de la maturité .

ce texte est écrit par Jacque Hébert
en ce printemps où la météo nous désoriente
celà ne peut que nous encourager d'essayer les Brf malglé toutes nos erreurs
germ
 

comment préserver le cycle de l'eau ?

Messagepar germ » Sam Nov 04, 2006 10:50 am

sauver l'eau ...au salon Marjolaine
présentation de la participation de J Dupety au solon Marjolaine

Jeudi 9 novembre : Ecologie
14 h – Sauver l'Eau : un défi qui passe par la bio

Bien qu'elle soit indispensable à la vie, l'eau est une richesse que nous traitons sans égard particulier. Les récentes sécheresses nous ont fait toucher du doigt ce que pourrait signifier "le manque" d'eau dans nos sociétés. Pour autant, saurons-nous mettre en œuvre les moyens permettant de la préserver des multiples agressions que nos modes de vie lui font subir ? Sur cette voie, la bio pourrait s'avérer un précieux allié…

Christian GANA, chercheur indépendant sur l'eau, le vivant et la nature humaine ; Michel GASPERIN, enseignant chercheur à l'ENITA, Ecole Nationale d'Ingénieurs des Travaux Agricoles, section bio ; Jacky DUPETY, se dit "paysan aggradant" (au contraire de dégradant), utilisateur de bois fragmenté, technique très économe en eau.

pour ceux qui peuvent participer à cette rencontre
bons échanges
et j'aurais plaisir d'en avoir quelques échos ...
germ
 

Messagepar kercoz » Lun Sep 17, 2007 5:39 pm

Je profite de la lecture du livre de Jacky pour remonter ce post quelque peu délaissé.
On va se le critiquer un max le type des causses ....
tdp (treve de vannes), juste une reaction sur la P 81 et les alegations suputatives mal etayées comme quoi le gain en "matieres seches" , generateur de bonheur pour nos papilles emerveillées, proviendrait de l'absence d'arrosage .
Je dis pas que c'est faux, je dis :c'est a voir qu'il nous faut !
L'absence d'arrosage qu'inflige sadiquement (pour la science!) notre lottois favoris a ses salades, sollénacées et autres cucurbitacées, n'est q'UN des multiples facteurs en jeu dans ces complexes interractions remis en service par le nevropathe susnomé; Habile a faire bosser tout ce qui bouge dans le canton (élagueur ou lombrics) et meme m'a t on dit ce qui ne bouge guère, sauf agités par le vent, bois quelques peu malmenés ou minéraux divers arrachés cruellement a leur mere , il n'est nullement prouvé que l'assoifage en regle accrussent les matieres memes sèches . Indeed !
Perso il me plairait fort que ce gain fut autre qu'un gain de quantité .
J'eusse aimé voir aparaitre dans ce gain diversité et qualité .
Et ces derniers qualificatifs me semblent plutot liés a la "complexité" offerte a la plante .
Donc un essais de plus a gerer : une planche sans arrosage ; une planche avec (juste un peu!); apres on pèse et on goute .
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Messagepar yiriba » Lun Sep 17, 2007 5:50 pm

Très intéressant ce que tu écris Kercoz,
Malheureusement, il ne sera pas si simple de faire des expérimentations. Pour dégager clairement les effets de l'arrosage, il faudrait pouvoir isoler clairement la variable "eau d'irrigation", difficile à faire dans un système aussi complexe.
Cela dit, il doit certainement exister des travaux (hors BRF bien sûr) à propos du lien entre irrigation et propriétés organoleptiques ou teneur en matières sèches !

Puisque tu évoques la page 81 du livre de Jacky, je prend le livre pour voir exactement ce qu'il y est écrit :

Les travaux effectués à Québec indiquent un taux de matières sèches supérieur de 30% sur quantité de production.
Il faut être très prudent sur ces affirmations, de quelle(s) étude(s) s'agit-il ? Les résultats sur le lien entre BRF et taux de matières sèches sont variables, parfois franchement positif, parfois identiques au témoins...

C'est bien évidement dû au fait que les apport d'eau sont très minimes.
Là encore prudence sur les affirmations, j'ai déjà goûté des "San Marzano" (la variété cultivé par Jacky) excellentes et très charnues alors qu'elles étaient menée en bio certes, mais avec irrigation...
Dernière édition par yiriba le Lun Sep 17, 2007 6:22 pm, édité 2 fois.
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Messagepar khumlee » Lun Sep 17, 2007 5:59 pm

pour la matière sèche, vous trouverez dans les documents de lemieux des mesures faites sur pomme de terres, tomates, grain etc... , mais nous somes français et ne pouvons nous empecher de faire et refaire ce que les autres ont déjà fait !
Certe c'est parfois une qualité mais dans d'autres cas et celui ci en est un (c'est mon avis et je le partage) c'est un défaut ... Mais je ne vous jète pas la pierre, Pierre....
Une des propriétés des beaucop de molécules aromatiques, sont les oligo elements qu'elles renferment, Fer, cuivre, etc... et ceux ci ne sont plus facilement assimilable par les plantes que si l'activité biologique du sol y est importante, peut etre une part des explications ...
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Messagepar yiriba » Lun Sep 17, 2007 6:21 pm

Tiens serait-ce un Khumlee de retour d'estive ? ça fait plaisir de te relire.
J'étais occupé à éditer mon post quand tu as posté, du coup ça fait un peu un chassé croisé dans les messages, désolé...

Peux tu nous synthétiser les résultats obtenus à ce sujet, ce serait intéressant,
C'est vrai que certains travaux ont donné de telles augmentation, je pense notament à des études menées dans les années 80 sur la pomme de terre, ou encore aux résultats Ukrainiens. Cela dit certains résultat obtenus par Benoît Noël n'indiquent pas du tout cette augmentation, donc prudence, vu le peu de résultat obtenus et surtout l'absence de résultats significatif (càd validés statistiquement)...
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Messagepar bioboy » Mar Sep 18, 2007 11:34 am

voilà une etude canadienne de laval trouvée en ligne

INFLUENCE DE LA STRUCTURE DU BOIS SUR SES PROPRIÉTÉS PHYSICO-MÉCANIQUES À DES TENEURS EN HUMIDITÉ ÉLEVÉES par GIANA ALMEIDA

très intéressant, à suivre !
bioboy
 

Messagepar yiriba » Mar Sep 18, 2007 1:07 pm

Merci Bioboy,
Voici le lien vers ce document :
http://www.theses.ulaval.ca/2006/23430/pr01.html dont voici le résumé :

L’objectif principal de cette thèse a été d’élargir les connaissances sur l’influence de la structure du bois sur ses propriétés physico-mécaniques. Huit espèces feuillues, trois tempérées et cinq tropicales, ont été étudiées dans le but d’avoir une plus grande diversité des caractéristiques anatomiques. Deux techniques expérimentales (solutions salines saturées et membrane poreuse sous pression) ont été utilisées pour la réalisation des essais de sorption à 25ºC. Celles-ci ont été couplées avec des tests de propriétés physiques et mécaniques du bois. Des analyses de résonance magnétique nucléaire (RMN) ont été réalisées dans le but de dissocier les différents types d’eau durant la désorption d’humidité. Les caractéristiques de la structure du bois ont été déterminées par des essais d’anatomie quantitative et de porosimétrie au mercure (PM). Le présent travail a montré qu’à l’équilibre de sorption, le retrait du bois a commencé avant que le point de saturation des fibres (PSF) soit atteint. Les changements de résistance mécanique en compression tangentielle ont aussi débutés avant le PSF. Ces résultats indiquent que la perte de l’eau liée a lieu en présence de l’eau liquide; cette dernière resterait principalement dans les éléments les moins perméables du bois, soit les rayons ligneux. L’humidité d’équilibre à laquelle débute la perte de l’eau liée a varié largement selon l’espèce de bois et a donc été influencée par la structure du bois. Des analyses de RMN ont confirmé que, même à l’équilibre, l’eau liquide est présente à des humidités bien en-dessous du PSF. Les résultats de RMN ont donc corroboré l’hypothèse selon laquelle, en condition d’équilibre d’humidité, il existe un domaine d’humidité où la perte de l’eau liée a lieu en présence de l’eau liquide. À hautes teneurs en humidité d’équilibre, les courbes de désorption ont largement varié selon les espèces étudiées. Les résultats d’anatomie quantitative et de PM se sont montrés utiles à la compréhension de l’influence de la structure du bois sur les relations eau-bois. D’autre part, les propriétés dimensionnelles du bois ont largement varié selon les espèces. Les espèces tempérées ont eu un retrait plus élevé que les espèces tropicales à une masse volumique comparable. Finalement, la présente thèse fournit des informations sur des aspects fondamentaux des relations eau-bois, lesquelles se révèlent très importantes pour une meilleure utilisation de ce matériau.

Oups, pas évident à suivre... Peut on y voir un lien avec la relation BRF-eau? Je n'en suis pas convaincu, peux-tu développer ta pensée, Bioboy?
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Messagepar kercoz » Mar Sep 18, 2007 5:04 pm

Interessant , mais hors sujet a mon avis . Ou alors c'est reconsiderer les chips comme des eponges. Je pense acquis , le fait que l'humidification du sol provienne de la pedofaune plutot que des broyats .
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Messagepar yiriba » Mar Sep 18, 2007 6:55 pm

D'après Benoît Noël, il y a les deux, l'effet éponge étant prépondérant dans les premières semaines, peu à peu supplanté par l'effet humus-biologie.
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Messagepar bioboy » Mer Sep 19, 2007 11:22 am

Penser et accumuler des idées pour continuer à penser ou encore prendre un chemin de reflexion est à mon avis plus intéressant que se dire simplement, ça n'a rien à voir.

quel rapport entre l'eau et le brf? le même que celui entre le bois et l'eau, mis à part le travail des fungus. l'eau libre, est nécessaire à l'échange cationique des éléments assimilables par la plante. mais l'eau prisonière des cellules ligneuses doit être justement disponible grace à la décomposition ou biotransformation effectuée par les champignons? en plus des autres minéraux.

une grosse sécheresse a de toute facon une incidence sur une forêt, surtout sur les jeunes arbres aux petites racines autand que sur les champignons. pas d'eau, pas de champignon.

Alors penser ou chercher la solution sur l'humidification magique des brf dans un desert est relativement incrédible, je préfèrerais me pencher sur l'orgonite et le brf à ce sujet.

il faut etre ouvert en tous points. slts
bioboy
 

Messagepar kercoz » Mer Sep 19, 2007 1:07 pm

Toutes mes excuses, je ne pensais pas te heurter, BIOBOY.

En fait , je voulais rappeler que le sujet en cours n'etait plus le sujet general eau et brf , mais que je tentais une critique du book de Jacky qui affirmait un peu vite que le GAIN en MATIERES SECHES, provenait de l'absence d'arrosage.
Mon hypothèse , audacieuse , intuitive, et plutot jouissive, étant que ce gain provienne plutot de la complexité réactivée par la pédogenèse et qu'il se mesure plus en qualité et en diversité qu'en quantité .
Bien que suggestif, puisqu'affectif, il me parait que le renforcement marqué des gouts soit le resultat principal de mon essais de culture. Il me serait jubilatoire qu'il proviennent de ces 30%.
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